Premiers pas sur l'île du Nord
Publié le 2 Mai 2013
Après la douane, j'étais donc à Auckland. C'est une grande ville, plusieurs millions d'habitants, environ un tiers de la population du pays rien que ça.
Il y a de grands immeubles, de grands boulevards, des enseignes lumineuses de tous les côtés, des macdo des kfc des starbucks, c'est une grande ville.
Mon auberge est toute pourrie, c'est une usine, je suis de la viande, on te parque là tu fais la queue pour mettre ta carte bleue et après t'iras te ranger tout seul dans ton dortoir nettoyé une fois par mois, c'est par là. Et le wifi marche pas bien. Et t'oublieras pas de ramener tes draps sals en partant. Et le checkout c'est à 10 heures du matin sinon c'est 100% plus cher et t'es pas sur d'avoir un lit.
J'ai failli me barrer direct mais j'étais vraiment fatigué (décalage horaire tout ça) alors j'ai dormi et je me suis barré.
J'ai pensé je ne sais pas pourquoi que dans pareille grande ville tous les hotels backpackers seraient pareils et donc je me suis rendu à Rotorua, loin de tout ça.
Une petite ville thermale, au milieu des volcans, des lacs, loin du reste.
Une fois quitté les zones trop urbaines et trop péri urbaines le paysage du bord de route est devenu très joli. Du vert, du bleu, du vert, des collines, des montagnes, des rivières, des volcans, des moutons, des vaches.
C'est un peu l'idée que je me fais de l'Écosse par exemple.
L'hostel où j'ai logé est joli (Funky Green House), c'est tenu par un couple germano-kiwi, c'est propre chaleureux et bien rangé et surtout les lits font 2 mètres et ça je ne l'avais plus vu depuis bien longtemps.
On s'habitue à dormir avec les talons posés sur la barre, mais ça n'empêche pas d'apprécier le confort du bon matelas jusqu'au bout!
À Rotorua ça sent le souffre partout. C'est à cause de la forte activité volcanique, les geysers, les sources chaudes et tout.
À Rotorua j'ai fait du rafting, c'était marrant mais je crois que je n'en referai plus : c'est exactement comme je le pensais - une espèce de riversplash dans une rivière (pas artificielle, ok) où on te file une pagaie pour t'occuper les mains. Et où pour parfaire le mimétisme on te fait payer la photo à la fin.
Oui bon j'ai acheté les photos. Enfin j'ai eu un prix, parce que les petits anglais avaient déjà racké plein tarif.
À Rotorua j'ai visité un village déterré, le Pompéi local. Enfin disons le "Petit Pompéi de la Nouvelle Zélande" car depuis l'éruption de 1886, seules 3 maisons ont été dégagées de la couche de boue volcanique. On ajoute à ça un musée en carton avec juste quelques dizaines d'objets déterrés mais méconnaissables pour dire qu'il y a de la matière et on peut dire que je fais mon blasé mais je pense que ce truc est un attrape nigauds!
Près de Rotorua j'ai visité une zone volcanique avec plein de geysers et tout le tintouin. C'était cher mais intéressant, sauf que le tourisme pourrit tout et que les kiwis ont trouvé le moyen de déclencher des éruptions de geysers à heures fixes. Tu te retrouves avec 300 personnes dans un espèce d’amphithéâtre entourant le geyser : certains amènent carrément des chips pour grignoter en attendant l'heure... Si j'avais su je n'aurais pas payé l'entrée du truc payant et j'aurais juste mieux profité, tranquillement, du paysage fumerollant qui entoure le site sur plusieurs kilomètres!
Enfin à part ça c'est quand même intrigant de voir, sentir et entendre la terre respirer, se gargariser, roter, fumer, siffler, bouillonner, gargouiller et cracher.
Remettre la croûte terrestre en question c'est un peu se remettre à sa place.
Voilà pour la philosophie de comptoir je m'excuse pas c'est la faute à la bière locale : elle n'est pas mauvaise!