Episode 5 - Les cachalots de Kaikoura
Publié le 7 Juin 2013
Le tour de l'île du sud tire à sa fin.
Me voilà de retour sur la côte est, plus très loin de Christchurch.
Dans la liste des immanquables en Nouvelle Zélande il y a l'observation des baleines.
La côte de Kaikoura est parfaite pour ça, il y a là un relief sous marin que les baleines aiment bien, les Kiwis en font bien sûr une attraction touristique.
J'ai du pot, le jour où je me pointe il fait un temps magnifique. Ciel légèrement voilé au petit matin qui se dégage rapidement. La photo vignette ci en haut donne la vue depuis la plage. Visibilité extrême on pourrait débusquer une baleine à des kilomètres.
Le bateau y va et dessus on explique l'histoire du relief sous marin, des falaises sous marines et du poisson qui s'y promène, des baleines que ça attire.
Deuxième coup de pot, dès que le bateau passe la dite falaise on voit au loin la gerbe d'eau d'une baleine. Puis une autre sur le côté : deux d'un coup et on vient à peine d'arriver. Cap sur la plus grosse gerbe, plein gaz, le temps qu'on arrive on voit les baleines plonger, juste un tout petit peu trop tard.
Là il faut attendre, car ces cétacés ont de bons poumons. Quand ils plongent c'est pour trois quart d'heure voir une heure.
Une bonne demi heure durant laquelle on t'explique que les mouettes mangent du poisson, que oui bien sûr il y a aussi des requins mais qu'on ne le voit pas, que les montagnes sont jolies tiens tais-toi et regarde.
Pendant ce temps le capitaine écoute au casque le chant sous marin des baleines. Apparemment ce sont juste des clics de sonar mais le chant c'est plus évocateur. Le capitaine donc il promène le bateau en espionnant le sonar des grands cachalots. Et ça marche. À l'heure dite les grosses bêtes remontent, on peut les approcher, les regarder respirer.
C'est tout. On comprend bien qu'elles sont très grosses mais on ne les voit jamais en entier, car elles n'ont pas de raison de sortir toute leur carcasse pour respirer. Il faut attendre en espérant que les vagues en dévoilent un peu plus.
Puis vient l'heure du plongeon. Une grosse respiration puis un mouvement lent mais certain, qui même vu de la surface se termine très joliment.