Transit Saint Lo - La Paz
Publié le 22 Février 2013
Les meilleures choses ont une fin. Après un mois passé à quadriller la Guyane et ses proches alentours il a fallu s'arracher de l'apéritif et passer au repas.
L'itinéraire que j'avais envisagé depuis le vieux continent passait par le Brésil pour rejoindre la Bolivie. Mis à l'épreuve de la pratique, ce plan a vite montré ses faiblesses.
Les possibilités pour quitter la Guyane sont assez limitées. C'est pas pour rien que nos glorieux ancetres avaient fait de ce bout de terre une prison géante.
Ça plus les innombrables, bienveillants et unanimes conseils disant "n'essaie pas d'aller dans trop de pays en trop peu de temps, tu le regreterais", et bien j'ai rayé l'étape Brésil/Fleuve Amazone de ma liste.
J'ai donc quitté Saint Laurent du Maroni, abandonné Ade&Mike sans réussir à exprimer l'ampleur de ma gratitude pour la qualité de leur accueil, puis rejoint Paramaribo au Suriname où se trouve un aéroport desservant d'autres villes que Paris. Direction La Paz en Bolivie.
Etape 1 - Saint Laurent - Paramaribo, traversée tranquille, taxico tranquille, arrivée au soir tranquille, repas tranquille, guest house "twenty4" tranquille, et hop au dodo
Etape 2 - Départ de Paramaribo à 2 heures du mat' pour l'aéroport
Etape 3 - Arrivée à Curaçao, île transit avec gros aéroport. Je n'avais jamais entendu parler de cette île qui tire sans nul doute son nom d'une liqueur, maintenant je sais qu'il s'agit même d'un état où on parle une langue encore plus fleurie qu'au Suriname. Photo : le ciel de Curacao vu depuis une terrasse de Curaçao
Etape 4 - Bogota, je n'ai même pas quitté la zone de transit international, tant pis pour le concours de tampons sur le passeport. Là je comprenais plus trop quelle heure il était.
Etape 5 - Arrivée à La Paz, 4h00 du mat', hotel et dodo direct. J'ai juste pris le temps de retirer mes chaussures, mais, j'aurais vraiment du prendre celui de les isoler correctement
Entre la fatigue du voyage (c'est usant de passer sa journée assis n'importe où) et le coup de barre du manque d'oxygène (La Paz, altitude 3600m) il m'a quasiment fallut 2 jours pour m'en remettre. Ouais elle est dure la vie.
La suite très bientôt, promis.