Parque Nacional Chiloé
Publié le 7 Avril 2013
Sur l'île de Chiloé il y a plein de trucs à voir.
Niveau monuments bon ce sont principalement des maisons et des églises. Certaines sont assez jolies mais ce n'est pas trop mon truc ces temps-ci.
Côté nature alors là il y a l'embarras du choix.
Des lacs des baies des rivières des collines des forêts des algues des bestioles marines des bestioles terrestres des bestioles aériennes.
A Bahia Inglesa les copains m'avaient unanimement recommandé la visite du Parque Nacional Chiloé.
A Castro j'ai trouvé une italienne (ciao Beatrice!) qui comme moi voulait s'y rendre sans tour organisé : en route.
Départ sous la flotte, une bonne heure de bus et arrivée au début du sentier menant à un refuge en plein milieu du parc. A 20 kilomètres de là. Fort heureusement les autochtones disposant de place à l'arrière de leur pickup se sont absolument tous arrêtés voyant les pouces levés. Quelques kilomètres ainsi sur une énorme plage (photo en haut de cet article) avec vue de près sur les très impressionnants rouleaux du Pacifique.
Le ciel est couvert, il y a un peu de vent mais franchement ce n'est pas la tempête, par contre les vagues se déroulent dans tous les sens avec violence et en plus elles semblent commencer ce beau bordel à environ un kilomètre de la plage.
Photos des rouleaux vus depuis la première colline jouxtant la plage, ci-dessous.
La photo ne rend ni le vacarme ni les embruns, mais ça tu peux l'imaginer les yeux fermés!
Après quelques heures de randonnée sur les collines à fleur de rivage, on arrive au refuge sur la plage Cole-Cole bien vannés. Personne pour la réception au refuge - heureusement une porte est ouverte - pas d'eau pas d’électricité pas de gaz et tout le bois à disposition pour le poêle est complètement trempé. Il fait un peu froid, un peu humide il pluvine, suite à un épisode mêlant Hitchcock, Laurel et Hardy, mes grosses chaussures de marche ont bu environ un litre d'eau de mer chacune (aïe la galère pour le séchage) mais : l'endroit en vaut vraiment la peine!
La plage en lisière de forêt pluviale est grande, déserte, splendide. On trouve en libre liberté des cheveaux, des moutons et des vaches alguivores.
Enfin le refuge offre un dortoir avec vue sur la plage les rochers plus, en bonus, la nuit bercée de violentes vagues s'abattant sur le rivage et de pluie tapotant le toit.
S'il n'y flottait pas, s'il y faisait chaud et s'il était facile d'accès, cet endroit serait envahi de touistes!
On me souffle que ça ressemble à la Nouvelle Zélande. J'en trépigne.
La récolte de panoramiques n'a pas été excellente, en voici tout de même deux qui rendent un peu!